Monday, July 7, 2014

Whatever 7/7 2

C'est les vacances. Il pleut. J'ai mes billets d'avion.
Il me reste à peine deux mois avant de partir.
Ça va.

Aujourd'hui c'est ton anniversaire.
Et tu ne sais pas ce qui se passe ici.
T'as aucune idée de tout ce que j'ai vécu en un an et demi, des choses biens, des mauvais moments, des réussites, de l'échec, des efforts. Des amis. Du go. Des filles.

T'as aucune idée parce que tu t'es relevée tout de suite. Parce que tu as retrouvé quelqu'un tout de suite. Parce que tu as fais ton choix, tu as assumé ta position, et tu m'as imposé un dénouement.

J'aurais pu m'y opposer.

Il y a des dizaines de choses que je regrette, qui me suivent, qui m'ont formées et qui restent avec moi, aujourd'hui encore; alors qu'elles n'ont plus de sens pour toi. Je me suis frappé longtemps avec un bâton qui personne ne me tendais. J'avais pas la force, pas le courage, pas l'objectivité de regarder au-delà. Et j'étais fatigué, je l'admet aujourd'hui, d'une relation qui s’essoufflait et qui produisait plus de tristesse que de bonheur.

J'aurais du m'y opposer.

J'avais toujours cette possibilité de dire non et de me battre. J'avais pas ce qu'il fallait, mais jamais avant je n'avais abandonné quoi que ce soit sous prétexte que c'était perdu. J'ai lâché prise, je t'ai rendu ta liberté, j'ai accepté de te perdre.
Jamais je n'accepte de perdre.

C'est facile, rétrospectivement, de distribuer le blâme; de revoir les décisions prises. Parce que la douleur n'est plus maître de la situation, parce que j'ai grandi, parce que j'ai appris à faire avec. C'est facile, et je n'en étais simplement pas capable à l'époque.

Mais je t'aimais, et rien que pour ça, rien que pour cette petite chose au fond de moi;
J'aurais du me battre.

Et c'est quelque chose que je n'ai pas fait, et si on y réfléchit bien, que je ne faisais plus depuis un moment quand tu es partie. Ça faisait longtemps que j'avais abandonné l'idée de me battre pour toi et que je m'en remettais à la pitié, parce que j'étais pitoyable. Tu as contribué à ça. Et j'ai eu tort de ne pas essayer.
Pas pour toi, car au final, tu serais partie pareil; et j'aurais pas eu mon mot à dire non plus;
Mais pour moi.

Pour me relever plus rapidement, pour avancer plus vite.
Et peut-être pour t'en vouloir avant de te pardonner;


Et pas l'inverse.


Félicitations pour ton BAC, félicitations pour ta vie, félicitations pour ce que tu veux.

Aujourd'hui, quand je pense à toi; le seul mot qui me vient en tête après ce que j'ai gâché, ce que t'as gâché, ce qu'on a gâché; c'est

Whatever.


Joyeux anniversaire Emma.


Saturday, June 21, 2014

Mojito

Je pense que j'ai trop bu.

J'ai bu, et souvent, quand je bois; c'est pour oublier. Oublier mes échecs. Les études, les amis, l'amour, Emma. Mais ce soir, tout va bien.

Ce soir, j'ai bu pour réaliser que, j'avais réussi. Pour accepter que j'avais fait tout ce dont j'avais rêvé. Il y a un an, je n'y aurais jamais cru, et pourtant je l'ai fait. Mais je n'aurais jamais pu m'en sortir seul.

Nat, Marie, Auré, Eric, Ancelin, Laura, Jéjé, Sara, Aldo, Thomas, Michael, Célia, Ricky, Id, Bigo, Miki, Anaïs, Estelle, Thibaut. Ces personnes sans qui je serais resté un être vide. Ils m'ont façonné, tout au long; ils ont fait de moi celui qui a été assez fou pour tenter; pour essayer.

Car je ne suis certainement pas quelqu'un de grand. Je n'ai surement encore rien réussi, j'ai encore tout à construire. Mais je peux dire que j'ai trouvé les personnes les plus incroyables, pour qui j'ai trouvé la force d'avancer, avec qui je peux me battre.

J'arrive pas à compter 10 doigts sur mes mains ce soir, j'arrive pas à écrire un mot sans devoir le corriger; c'est un fait.
Je ne suis pas parfait pour mes amis, c'est vrai.
Mais ils le sont pour moi.

Et si j'ai pu réaliser un rêve, si j'ai pu m'en sortir après Emma; c'est grâce à eux.

Parce que tu m'as ruiné Emma. Tu as annihilé une grande partie de qui j'étais; gâché beaucoup de ce qui me constituait. J'ai souffert, j'ai voulu en crever; mais je me suis relevé. Et j'ai fini par m'en tirer.

Et je sais que tout ce qui viendra, je l'affronterai; et finirai par m'en sortir aussi, grâce à eux.

J'ai fait beaucoup de choix douteux jusqu'ici,  mais en ce qui concerne choisir mes amis, choisir ma deuxième famille

J'ai tout compris.


Je suis peut-être pas bon pour retenir les dates de naissance, c'est un fait
Mais j'oublie jamais qui est important pour moi, et le restera.

Tuesday, June 3, 2014

Écureuils et écrevisses

En rentrant de Dublin, j'étais fatigué. J'étais crevé même. J'avais pas fait de nuit blanche depuis des années, encore moins pour prendre un avion. Mais je savais que ma semaine ressemblerait à un marathon, que j'aurais peu de temps pour me reposer.
C'était le deal.

Deux jours et quelque, c'est pas très long. Ça m'a laissé assez peu de temps pour apprendre à connaître les gens, pour partager les rires et les délires. Mais j'ai été heureux de passer, parce que c'était important pour moi, et un peu pour toi aussi je pense.

Ça fait 15 ans qu'on se connaît. Tu as été la première personne avec qui j'ai rigolé, la première que j'ai considérée comme un camarade, le premier ami que j'ai eu. Un de ceux avec qui j'ai partagé le plus de choses. En 15 ans, j'ai essayé d'être un meilleur ami comme j'ai pu. J'ai merdé pas mal. Sérieusement, je me demande encore parfois comment tu peux m'adresser encore la parole après certaines de mes conneries. J'ai pensé toujours faire les choses bien alors que parfois, j'ai été égoïste. J'ai cru apprendre de mes erreurs pour juste mieux les répéter. J'avais pas grand chose à faire pourtant, et j'ai même pas été en mesure d'être un ami parfois. Et le réel problème, c'est que de ton côté tu as toujours rempli ton rôle; parfois même bien mieux que ce que j'aurais attendu de toi. Tu as réussi partout où j'ai échoué. Tu m'as toujours fait passer avant toi, tu as toujours fait passer mes intérêts avant les tiens. Tu as toujours pardonné quand, honnêtement, tu aurais du me foutre un poing dans la gueule. Tu as toujours été celui à appeler, à prendre des nouvelles quand j'étais loin, quand t'étais loin; quand on était loin. Tu m'as laissé essayer d'être heureux sans rien dire même quand c'était à tes dépens. Bordel, tu m'as même aidé quand toi ça te faisait mal. Tu as été un meilleur ami pour moi en 15 ans que je n'arriverai jamais à l'être pour toi en une vie. Je sais pas comment tu as fais, y'a un manuel? Y'a un secret? J'aimerais pouvoir effacer mes erreurs, mais je suis persuadé que j'en ferais d'autres au final; alors que toi tu ne m'as jamais fait passer après. 
J'ai été un ami un peu foireux pendant longtemps
Mais depuis quelque temps, j'essaye de devenir meilleur, je fais de mon mieux pour, à défaut de compenser pour mes bêtises, éviter de les refaire. Je fais tout mon possible pour suivre le modèle de l'ami comme il devrait être
Je m’efforce d'essayer de devenir pour toi l'ami que tu es pour moi, et si j'y arrive
Alors j'aurai fait tellement plus que ce que j'aimerais déjà faire.

Ces quelques jours, j'ai pu voir, rencontrer des gens qui comptent pour toi. J'ai vu que tu étais épanoui, bien, j'ai vu que tu étais heureux. Tu as vraiment eu de la chance de les rencontrer, ils sont supers; tous. J'ai tout de suite compris pourquoi ils étaient importants à tes yeux. Et j'ai le sourire aux lèvres en me disant que ce que tu peux compter sur des gens comme je peux compter sur toi. Et comme, je le souhaite, tu peux aussi compter sur moi.

Je vais partir un an mec, et en un an tu vas me manquer. Tu ne seras pas le seul, c'est certain; mais c'est important quand même. Et je suis heureux de savoir que tu seras bien entouré.

C'est peut-être rien, tu me diras encore que j'en parle; mais soit, j'avais envie de le dire
Depuis qu'Emma est partie, ces trois jours chez toi; c'est la première fois que je suis arrivé à oublier son existence pendant plus d'une journée.
C'était avec toi.
Et j'aurais pas voulu ça autrement. 

On dirait que j'écris comme si on était encore gamin, quand tu venais de me casser la gueule et qu'on se parlait pour la première fois.
Et même si c'est vrai que t'as plus 5 ans et que j'en ai plus 7, tu restes le premier à qui j'ai donné mon amitié.

Tu resteras mon premier ami, un de mes tous meilleurs amis; un membre de ma famille.
Une des personnes dans ce monde à qui je sais que je peux accorder une confiance totale.
Et de mon côté, je ferai tout pour que ce soit réciproque, ou si ça l'est déjà, que ça le reste.

Et si on me permet le cumul des mandats, je le dis franchement
De nouvelles quinzaines à être ton ami et à partager tes clopes
Je signe pour au moins 1000 d'entre elles



Tuesday, May 20, 2014

Clockwork

Les partiels sont enfin terminés.
Cette semaine affreuse, durant laquelle j'ai enchaîné les échecs et accumulé l'incompréhension, est derrière.

Tout le monde sait que je suis du genre à prendre un bon départ.

En course, la seule chose que j'aie pour moi est mon départ.
Au go, mon point fort c'est le fuseki.
En cours, c'est le démarrage.

Alors que faire quand le démarrage part littéralement en couilles?
Moi, je sais pas.

J'ai pas su, parce que sans avoir oublié ce que c'était d'échouer, j'avais oublié les sensations que cela procure. Combien ça tire vers le bas, ça enveloppe l'esprit d'un voile; et combien on pense ne plus avoir d'issue.

Alors me sentant perdu, j'ai agis instinctivement.

Je me suis accroché.
Et j'ai tout fait pour me raccrocher au bord.
Je pense que j'ai pu limiter les dégâts de cette façon.

J'ai peut-être développé une trop grande confiance en mes capacités; j'ai surement nourri un égo qui est devenu plus important qu'il ne l'aurait du. J'ai sans aucun doute cru que tout m'était dû.
Et bien sur tout ce que j'ai changé, si je dois avouer un échec apparent, c'est celui ci.

En devenant fort, en croyant à tort devenir trop fort, j'avais complètement étouffé ce qu'il reste dessous, si les choses vont mal. La chose qui, auparavant, avait toujours été celle qui me permettait de m'en sortir; blessé, mais encore en état d'avancer. Mes ressources.
Pourquoi j'ai renié mes ressources? J'ai pensé que je n'en aurais plus besoin. J'ai pensé que j'avais assez échoué pour une vie, que j'avais assez souffert l'année dernière. J'ai eu tout faux, parce qu'en reniant la petite lumière qui reste au fond quand tout s'éteint
J'ai cherché à tuer ce qui, dans une autre vie, définissait qui j'étais.

Le prix, je le payerai certainement. Je dis adieu à ma mention. Je viens de mettre en danger mon départ; des mois d'efforts, par négligence. Je ne veux pas me voir retirer ça, je veux partir.
Et j'ai peur de perdre une fois de plus la chose la plus chère à mes yeux.

Mais cette fois, au moins, quand ça a commencé à partir en couilles
J'ai tout fait pour essayer de renverser la vapeur
Et peut-être que je ne suis pas arrivé trop en retard; peut-être que je suis arrivé à sauver l'essentiel.

J'espère.

J'ai compris ces derniers jours que j'étais toujours aussi faillible, que j'avais toujours autant de faiblesses que j'ai en vain essayées de cacher, jusqu'à les oublier moi-même. Désormais, il faut que je ravale cet orgueil, que j'ampute mon égo de ce qui l'encombre.
Et que j'attende.

C'est les vacances.

La fin de quelque chose, et si je pars au final; le suspens pour beaucoup d'autres. Retourner en Irlande est ma façon à moi de faire le lien entre le passé et mon présent; de poser une conclusion partielle sur une partie de ma vie. Une partie, parce que je n'ai pas prévu de finir mon existence en prenant ces avions.

Je suis heureux aujourd'hui, mais le prix que je m'apprête à payer pour redevenir libre est relativement cher. Mais bordel de merde, la liberté en vaut le coup, non? J'ai le droit depuis un moment de retrouver le contrôle total de mon esprit et de mes sentiments. Et c'est pour ça que j'espère être accueilli à Toronto l'année prochaine; parce que c'est l'outil qui me manque pour récupérer ce que j'ai perdu.

Je vais avoir du mal, du mal à laisser ma famille qui a besoin de moi.
Laisser mes amis; le petit frère qui s'en va; comme toute première fois, ça fait peur. A moi en tout cas.
Laisser mon ami d'enfance, avec qui j'ai eu la chance ces dernières semaines de récupérer le temps qu'on avait perdu quand j'étais au Puy, et même un peu l'année dernière. On est liés, plus aujourd'hui que jamais; et j'espère qu'il réalisera ses projets. Si tu me lis mec, bonne chance pour tes oraux, j'ai confiance en toi; comme toujours. Laisser Ricky aussi, que j'ai peur de laisser derrière et qui m'aura offert assez de rire cette année pour en venir à oublier au quotidien le mal qui me rongeait encore au début.
Laisser derrière la fille que j'aimais, que j'ai aimé; car il est temps.

J'ai fait mon deuil. J'ai toujours mal. J'ai atteint un état de stabilité où je pense toujours à toi pareil, aux mêmes moments, de la même façon. Je suppose que je n'aurai jamais la force de regarder des photos de nous. C'est un fait, je ne peux pas effacer tous mes sentiments. Mais j'aimerais, et je dis bien juste j'aimerais, que quelqu'un vienne me prouver mon erreur. Je suis prêt à ce qu'une fille vienne consolider mes convictions.
Je veux pas de promesses, je veux pas de projets. Je veux juste une main à tenir. J’espère l'an prochain avoir ce hasard, de rencontrer un fille pour qui j'aurais des papillons dans le bide, pour qui ce qu'il reste de mon cœur reprendrait de la couleur.

C'est pas un besoin.
C'est une envie.
Et ça, ça change vraiment tout.

Parce que pour moi c'est un choix de pouvoir décider d'éprouver quelque chose pour quelqu'un. Je ne suis plus tributaire des séquelles, je n'ai plus à attendre pour je ne sais quel principe. T'as attendu toi? Je crois que moi je l'ai assez fait.

On m'a dit que je parlais encore trop de toi ici. C'est surement parce que j'en parle pas ailleurs, et qu'il me reste de la colère à déverser de temps en temps. Le fait que je ne rentre pas dans un état d'indifférence envers toi, c'est la preuve qu'il me reste des sentiments. J'arrive pas vraiment à définir leur nature. Les opposés s'attirent. Une chose qui est certaine, c'est qu'en acceptant de passer à autre chose, ça complète le changement. Il ne manque plus que l'acte.

Car dans le fond, je pourrai trouver toutes les excuses du monde, les études, les perspectives, toi.
La vraie raison c'est que j'en rêve.
Et je lâcherai pas un seul rêve de plus, jamais.

Jamais.

https://www.youtube.com/watch?v=KRaWnd3LJfs

Monday, April 28, 2014

Himyp

It's been a while.

School's over now, I just have to focus a bit on the upcoming finals, but eh, no big deal. I haven't yet come around the idea of leaving some things behind. Hell, how could I? I'm still like, 2 months away from knowing the final decision. I could even end up not leaving the country, for all I know. Still, I don't really want to think about the people I have to say goodbye to. Because I know all too much that for most of them, if not all
It'll likely be farewell.
And I have a tough time coming to grips with that reality.
Actually, refusing to think about things too much, trying to delude myself into thinking things won't change, it's classic me I guess, right?
I may have taken giant steps toward my future, toward life even this past year. It was the most awesome, entertaining, important, emotionally exhausting year in my life yet. Gosh, I've even managed to figure out part of what I want my life to be over the very next years. Still deep down, when it comes to translating all the work, the concepts, into actual actions; when it is time for me to make choices, I am still the same worthless coward. Because I was so used of letting life make decisions for me before March 13th, 2013.

You know what Emma? I think these past few days, I may have relapsed. It's bigger, it's more violent, a bit more painful than it usually is. I don't think it is gonna affect my decisions, nor trouble my course of actions nevertheless.
Well, who am I kidding?
It has always been.

Some say there is just one kindred soul for you. You miss your shot with this soul mate, then you're done.
I'm clinging to the idea that I was unlucky to have the luck to meet her at first try. I got to make all kind of silly mistakes, I learned the hard way, so that I would never, ever, do wrong again.
Well, that's for sure it seems
Since I won't be given another shot.

This whole "you're my world" state of mind I built up during our time together has taken quite a toll. It still has consequences, it still hurts. In fact it still hurts pretty bad. I have to cope knowing I am sort of an oversensitive human being, and there's no way to cure that disease. I weep fewer tears, I don't have fewer scars.

When we first met, I knew something was off. I don't say that in retrospect, I'm not trying to relate on hindsight; but at this very moment, when I first saw you leaning towards me with what was, I have to at least acknowledge that, a pretty damn awesome smile; I swear something struck me deep down. It was no cupid's chokehold or whatever. I felt ill-at-ease, a huge chill traveling through my body. I didn't get butterflies in my stomach, it was much more like a voice in my head; and it may seem uncanny - and call that what you want; but I like to name it intuition - but it just felt like the voice was saying "she's gonna screw you". And I didn't listen. And I highly regret it now.

Truth is, I'm scared. I'm scared to be deprived from what I think I deserve. I want to go, because something inside me can't help thinking that going will mean success. And staying will make my whole life a failure.
And I'm freaking out, I'm freaking out to just walk around waiting for an answer that may not even come within the next weeks. And I have nothing to pray to. I'm just in a different place than I was a year back, but still, isn't it the same story? Trying to cling to something without even knowing if it's real? Wasn't that even the truth to our whole story, from the start, Emma?

We built a house of cards. And I got to collect the cards all by myself when you screwed this up. I had to clean the mayhem alone. It made a mess of me you know?
You made a mess of me, and it will never, ever, be undone
You bitch.

Not all stories leave good memories. I just have a bitter taste on my tongue. I just have years wasted behind me, years I won't ever get back. I had my heart wiped out, and it is not fixable; it might never be.
I got served, for I did wrong. But even if I was a crappy boyfriend, all I did was always out of love. True, real love. Just to be thrown away like an old mope. No memory of us is strong enough to land a smile on my face. And every day, instead of forgiving and trying to get closure; I grow angrier, I grow more hateful about you. I went through the common steps of break-ups, and then got lost. And now I'm just stuck into a phase of hatred that doesn't seem to have a ceiling. It's been more than a year, for fuck's sake; why can't I move on with my life already? Why didn't you, that night, deem our story worth a bit more than a fucking and ludicrous phone call. I might not have deserved much, but still, you owed me much more than common courtesy.
And for that, I hate both of us.

Because I wish that night had not been the only time in my life I would not listen to my instincts and instead go with the heart. Because poor dude died in the process. Because you weren't like the others, that's right.
But you were to become much worse.

And that's the story of how I met you, period.

That's true, some stories don't deserve a happy ending, or they just don't get it.
I guess that was the case for us.
But as far as I'm concerned

This ending fucking sucks

Tuesday, April 1, 2014

Through glass


Je me suis habitué aux choses que j'ai réinjectées dans mon quotidien. J'aime avoir la possibilité de considérer que ma vie n'est plus figée, que je peux construire, démonter, remonter, ajouter, modifier; sans que personne ne vienne la piétiner. Quand je me pose et regarde autour, je réalise que du bon travail a déjà été effectué. 
C'est mieux qu'avant.
C'est carrément mieux qu'avant.
Il y a moins de contradictions, plus de choses utiles; la plus grosse partie de la pollution a été effacée au profit de la diversité. Il ya plus de gens qu'avant. Bien plus. Le soleil brille plus souvent, on s'y amuse bien mieux, on y rigole tout le temps. Alors que la vie était habituée à faire du surplace, à se laisser vieillir, pourir mêmê les plus beaux rêves qu'elle abritaient, elle évolue sans arrêt maintenant, elle change en permanence. Putain, il ne pleut même plus. Les étoiles brillent tellement plus intensément. Et le paysage, il faut voir comme c'est beau. C'est certain, certaines ruelles sont plus sombres, certains gouffres sont plus profonds; mais dans l'ensemble, ça n'a rien à voir avec ce qu'il y avait en lieu et place avant l'ouragan.
Cet ouragon, c'est rétrospectivement la meilleure chose qui pouvait arriver à cette vie.

Mais.

Mais il y a cette atmosphère qui n'est pas parfaite. Cette pièce qui manque pour compléter le puzzle. Ce n'est ni une personne, ni un sentiment. C'est plus la mémoire. La mémoire de ce qui était là avant et qu'on a oublié de reconstruire, dont on a éludé l'existence; omis le caractère essentiel de ce que certaines structures représentaient. 

Les racines.

C'est un fait, j'ai beau chercher les racines, les bases originelles; certaines m'ont échappées. 
T'est partie avec elles. T'es partie avec et j'en ai besoin aujourd'hui; ce qui était à la base une simple manoeuvre d'urgence destinée à m'empêcher de sombrer s'est peu à peu transformé en un vrai projet auquel je me suis attaché, pour lequel j'ai décidé de m'investir, un projet qui évolue toujours avec les gens qui l'entourent, au rythme des moments. 
Ca fait quelques temps que j'ai réalisé que je voulais poursuivre ce projet.
Ca fait quelque temps que j'ai réalisé que j'avais retrouvé le goût de vivre.

Mais j'aurais besoin de récupérer une chose pour ça. La vérité. Pour réussir à protéger ce que j'ai façonné, j'aurais besoin de la vérité qui a mis fin à la vie d'avant. Car tant que je ne connaitrai pas cette vérité
Je ne saurai pas comment faire face aux mêmes mensonges.

Le temps viendra. Le moment arrivera où mon chemin devra recroiser le tien, ne serait-ce que pour une heure. Je n'ai aucune intention de t'inviter dans cette vie, je veux juste récupérer ce que je mérite, ce que je pense avoir gagné malgré tout. Si ce n'est pas toi qui viens, alors je finirai par m'en occuper; si ce besoin ne disparait pas en fumée un jour sans prévenir.
Un peu comme toi.

J'ai envie de cette vie, je n'ai pas peur de détruire ce qui reste de l'ancienne pour continuer à avancer dans celle là.

It's about time I brought my life back.

I'm looking at you through the glass, don't know how much time has passed 
Oh god it feels like forever, but no one ever tells you that
Forever feels like home
Sitting alone inside your head

Wednesday, March 12, 2014

A road home

Demain ça fera un an.

Un an que tu m'as abandonné dans cette vie à laquelle je tente encore et toujours de m'adapter, dans laquelle je m'efforce d'avoir une vraie place et ne pas rester en surface. Un monde dans lequel j'essaye de m'investir pour oublier d'être objectif et de me souvenir que ce n'est pas réellement le chemin sur lequel j'étais lancé. Je m'y plais, je me plais dans ce que j'ai fait naître, dans ce que j'ai voulu embrasser; mais il reste un décalage majeur entre ce que je ressens et ce que je vis. J'ai l'impression d'avoir à sans arrêt faire la transition entre deux univers différents qui se superposent parfois. Un décalage encré dans la logique, que j'apprends à comprendre pour m'y adapter.
L'adaptation.
Ca a été que ça depuis un an. 
Devenir fort ça m'a pas aidé à m'en sortir, ça m'a simplement apporté un confort plus important lorsque je me suis tiré du trou. Un confort tout court. Je me suis adapté avec les méthodes, les gens qui étaient à ma portée. J'ai pris ce que j'avais et j'ai essayé d'en tirer ce que j'avais. Je me suis adapté aux conséquences de ton absence, aux faits. J'ai échoué à m'adapter au fond.
T'es partie quand t'en avais besoin, et j'en avais pas envie. C'est ce que j'ai pensé des mois et des mois. La vérité c'est que tu es partie quand tu en avais envie quand j'avais besoin de toi. Je sais que je ressasse, que je répète, que je tourne en rond sans récolter la moindre information. J'ai pas réussi à enfermer le passé et ton image qui me sourit. J'ai pas réussi à oublier tes tics de langage, d'attitude, les petits rituels ou les grandes paroles muettes. J'ai échoué à te rendre vraiment heureuse quand j'en étais pas encore fondamentalement capable. J'ai échoué, je l'ai assez dit.
J'ai échoué à réussir.
J'en veux à qui j'étais, de ne pas avoir su ralentir, de ne pas avoir eu l'intelligence, la force, le recul de préserver un minimum ses fonctions vitales, de protéger son être. Son erreur m'a fait perdre du temps et m'a laissé les marques d'erreurs dont je n'ai pas la moindre utilité.
Il y a une coupure singulière entre lui et moi. Singulière en le fait qu'elle a été réalisé progressivement, par étapes. Mais toutes les idées intermédiaires, les personnalités par lesquelles je suis passé, tout s'est évaporé. Il reste lui. Il y a moi. Et je lutte sans cesse contre des images, des sons, des odeurs qui ne m'appartiennent pas. Je me bats contre quelque chose de bien plus faible que moi sans avoir la moindre chance de gagner. C'est une sensation extremement désagréable.
Car oui j'ai pris certains de tes tics de langage par exemple Emma, et ça m'arrive, de façon inconsciente, de m'en servir avant de réaliser que tu es encore présente, que tu as encore une existence dans mon présent à ma façon. Les vestiges laissés par un nous dont la durée d'existence surpasse, encore aujourd'hui, de beaucoup qui je suis. Et ça me rend malade.
Tu es un parasite, crée dans un but, essentiel; mais qui gâche une partir de ma liberté. Tu es un virus qui m'handicappe. Je marche. Je mange. Je coure. Je saute. J'aime plus.
J'aime plus.
Ce n'est pas que je ne veux plus parce que je me souviens de la douleur et du chagrin. Je ne suis plus capable d'aimer, psychologiquement. J'ai perdu cette capacité, et je sais que je ne pourrai jamais la retrouver totalement. Ca a été broyé lors de l'ouragan. Et aujourd'hui je suis seul, parce que tu ne m'as laissé aucun indice, aucun plan pour m'expliquer comment on fait après. Tu es partie en lâche sans même prendre le temps de t'asseoir et de me donner le strict minimum, en considérant notre histoire.
J'ai du mal à assumer la faiblesse de souffrir encore un peu quand toi tu as guéri aussi vite. J'ai certaines difficultés, et c'est lié à qui je suis devenu car ce n'était pas le cas il y a un an, à accepter d'avoir mal calculé l'impact de ton départ et les précautions nécessaires à lettre en place pour conserver ce qui était important et aurait du être préservé de la catastrophe.
Mais soit.

Tu m'as pas laissé le droit de m'occuper de toi, mais j'ai trouvé d'autres personnes qui ont autant de valeur à mes yeux que tu en avais dont je dois m'occuper.
J'ai plus besoin de toi aujourd'hui.

J'aurai plus jamais besoin de toi Emma.

Mais ça m'empêchera jamais de continuer à te regretter.