Ca fait 10 jours maintenant que je fais des cauchemars. C'est simplement mon subconscient, qui me rappelle que je m'approche de la date à laquelle Emma m'a quittée.
C'est pas très grâve, c'était pareil l'an dernier. J'arrive plus à bosser correctement, j'arrive plus à faire de go. Ca disparait le 13. Et je pourrais juste en rester là.
Mais tu as raison, je crois qu'après deux ans je suis prêt à accepter.
Je suis prêt à reconnaitre que je tourne en rond.
J'ai pas réalisé que ce dont j'avais peur depuis le début, c'était pas de la croiser, c'était pas elle
C'est ce qu'il y a dans ma tête.
Et partir à l'autre bout du monde ça me protège pas de ça.
Je vais mieux, je vais bien; parce que j'ai caché, enfermé, scellé ce qui dérangeait au fond et tout fait pour le garder secret. J'ai pas compris que c'était pas la bonne chose à faire. J'ai juste enfoui tout ce que je pouvais pour essayer de combler le vide. Parce que j'étais pas capable de faire face aux vérités.
J'ai toujours été plein de paradoxes.
J'étais trop faible pour accepter de perdre ce à quoi je tenais, et pour ne pas avoir à affronter la perte, j'ai tout fait pour faire disparaître ce à quoi je tenais.
Je pense que j'étais tout simplement pas assez fort pour accepter que j'étais faible.
Mais c'est plus le cas. Je le sais maintenant.
La raison pour laquelle depuis deux ans je n'ai pas échoué, c'est simplement parce que je n'ai pas réellement essayé. J'ai perdu la fille avec qui je voulais passer mon existence, et ça m'a mis en état de choc permanent. C'est pas mon coeur qui a le plus pris au final
C'est ma tête.
Parce qu'inconsciemment, sans y penser, j'ai évité de me battre, j'ai évité d'essayer. Je suis devenu drogué à la compétition sans jamais monter sur le ring. Pour l'école, pour les filles, pour le go; pour la vie. J'ai juste tout fait pour ne pas trop m'investir afin de ne pas souffrir de la défaite. Et ça a fonctionné. Mais sans ça, j'ai pas pu réellement gagner depuis.
Me casser la gueule sur le béton parce que je vais trop vite et me relever tant bien que mal; ça fait partie de moi. C'est pas parce que j'ai grandi, c'est pas parce que j'ai changé, c'est pas parce que je suis devenu un peu plus fort que ça a changé. C'est parce que je suis resté à terre.
J'ai ralenti à la vie.
Et c'est pas qui je suis. C'est pas moi.
Je me suis enfermé dans cette idée que je pourrais me protéger du monde en arrêtant de bouger.
Et c'est vrai, je peux.
Mais j'y gagne rien non plus.
Je suis devenu plus fort pour arrêter de me battre.
Et tout ça pour une raison simple, la même qui continue de nourrir la rage, la haine et le mépris après ces deux ans.
Parce que la seule chose qui me fait plus mal que l'idée de m'être fait voler deux années de ma vie
C'est de les avoir perdues.
Mais oui je les ai perdues. J'ai merdé, j'ai eu droit à ma deuxième, troisième, septième chance, et j'ai chié. Et il est temps que j'accepte ça.
Il est temps que j'admette que j'ai vécu des moments fabuleux avec Emma, certains qui font partis de mes plus beaux instants. Et ça fait mal de regagner les souvenirs de ce qu'on a perdu.
Mais t'as raison, j'ai pas de page à tourner, j'ai ma vie à vivre. Et tout le long j'avais pas réalisé la vraie nature du problème.
C'était pas l'héritage empoisonné d'Emma. C'était le mien. C'est les barrières que je me suis posées afin de me protéger des échos d'une défaite trop lourde à porter. Et c'était essentiel, c'était la seule façon pour moi de survivre à la tempête.
Mais ça fait deux ans.
Et deux ans après, ces limites se doivent de sauter.
Je ne vais pas redevenir qui j'étais. Parce que je suis bien aujourd'hui comme je suis. Mais je peux récupérer ce que j'ai cherché tout ce temps et qui était juste là, avec moi.
Parce que ce qui me faisait peur, c'est qu'en admettant qu'on a eu une belle histoire au passé
Ca veut dire te laisser partir pour de bon.
Ca fait longtemps que je sais que j'étais une étape dans ta vie.
Il est temps que j'accepte que tu étais une étape dans la mienne aussi.
J'ai pas perdu mon temps avec toi. J'aurais pu faire les choses autrement, et si je pouvais, je vais pas mentir
Je ferais en sorte qu'il n'y ait pas de "nous".
Mais c'est arrivé, et tu sais quoi, je l'avoue aujourd'hui Emma
J'étais heureux avec toi.
Mais j'ai le droit d'être heureux sans toi aujourd'hui.
T'as raison mec, j'ai pas de page à tourner, j'ai juste à me relever une fois de plus comme je sais si bien le faire, et recommencer à courir sur la vie aussi vite que je peux.
Et la prochaine fois que je tomberai, et que je me souviendrai ce que c'est que d'avoir mal
Ca me prouvera que je suis bien vivant, et je me releverai une fois de plus
Parce que c'est qui je suis.
Et elle m'a rien volé,
Surtout pas le droit d'être moi-même.
Au final, je viens de réaliser que j'étais pas parti pour chercher qui je devais être,
Mais pour retrouver qui je suis.
Et ça signifie pas que j'ai plus le droit d'avoir peur de tomber;
Mais que je me dois de prendre le risque.
Ce soir je suis fatigué après avoir écrit ce message gros, et j'ai les yeux rouges.
Je sais que c'est pas encore le rouge que toi et moi on aimerait retrouver dans mes pupilles;
Mais c'est un début.
https://www.youtube.com/watch?v=-y11kJzwe4Y
Wednesday, March 11, 2015
Monday, February 2, 2015
So be it
Two days ago, I was away from the city. Away from my everyday life, for a couple of days, not having to think of anything but catching a lucky break.
And there is mine.
That was the very first time that I didn't have to make a push for my feelings in 2 years. I did not have to brainwash myself in order to manufacture feelings that resemble what the heart could formerly produce. These substances that give a meaning to things that don't have any. I did not have to force.
I did not.
I was under her spell.
Fuck you.
I don't like that. The old me? Maybe. I am not him anymore.
I don't play to lose. I don't even play to find out in the end.
I play to win.
And I was not even given a single chance.
I am here, on the 16th story, with the city lights and the CN tower illuminating my world.
I built this world with my people and my own hands, I built who I am from scratch; and at last, I can feel again.
And if getting tipsy on a school night is the price I impose myself to pay, if I am deprived from clear thoughts for a couple of days, if I have to cope with life never giving me a shot again after Emma; all of that in order to break out of that golden cell and cut ties with my previous self to feel alive, if only for a few more hours
Girl-wise.
Come one, life never gives me a lucky break in that area. But well, just because life doesn't give you lemons doesn't mean you can't yearn for lemonade, right?
Come one, life never gives me a lucky break in that area. But well, just because life doesn't give you lemons doesn't mean you can't yearn for lemonade, right?
Sarah.
Her name is Sarah.
And she has everything I could ever have dreamed of.
And she has a boyfriend.
Her name is Sarah.
And she has everything I could ever have dreamed of.
And she has a boyfriend.
And I will never see her again.
That's basically it, in a nutshell.
Don't be mistaken, I know how to deal with shit. I've jumped though hoops one too many times, and I learned to have a short-term memory when it comes to my iffy shenanigans. I cope well, I cope fast and I forget without any trouble. Sometimes I think about it for quite some time, but it doesn't hurt; and I turn a blind eye on it because well
That's basically it, in a nutshell.
Don't be mistaken, I know how to deal with shit. I've jumped though hoops one too many times, and I learned to have a short-term memory when it comes to my iffy shenanigans. I cope well, I cope fast and I forget without any trouble. Sometimes I think about it for quite some time, but it doesn't hurt; and I turn a blind eye on it because well
I don't really catch feelings anymore.
But I am facing a wall here.
Can anyone here explain to me why that girl, whom I know almost nothing about, is haunting my thoughts? Or more like, I just feel like shit?
There is one way to look at it. It was the last straw. Or the last nail. Or both. And yeah, I AM fed up. Because I DO try, but life does not seem to be willing to cooperate. I brought the glasses, the rum, the sugar, the mint, the lemonade; I can even make the mojitos myself. But please, when are you gonna give me the fucking lemons?
Yeah, I feel like the universe is against me on that one, and I feel like giving up. I think I just did, actually.
That is one way to look at it.
But I am facing a wall here.
Can anyone here explain to me why that girl, whom I know almost nothing about, is haunting my thoughts? Or more like, I just feel like shit?
There is one way to look at it. It was the last straw. Or the last nail. Or both. And yeah, I AM fed up. Because I DO try, but life does not seem to be willing to cooperate. I brought the glasses, the rum, the sugar, the mint, the lemonade; I can even make the mojitos myself. But please, when are you gonna give me the fucking lemons?
Yeah, I feel like the universe is against me on that one, and I feel like giving up. I think I just did, actually.
That is one way to look at it.
And there is mine.
That was the very first time that I didn't have to make a push for my feelings in 2 years. I did not have to brainwash myself in order to manufacture feelings that resemble what the heart could formerly produce. These substances that give a meaning to things that don't have any. I did not have to force.
I did not.
I was under her spell.
For no fucking reason whatsoever.
And I cannot wrap my head around the fact that it just happened out of nowhere.
Some will say it is actually a good thing. That "love at first sight" type of thing, it had not happened to me since Marion. I was 16.
16.
And having feelings, or at least something similar to that, created naturally without my even thinking about it
It's pretty damn rad.
And I cannot wrap my head around the fact that it just happened out of nowhere.
Some will say it is actually a good thing. That "love at first sight" type of thing, it had not happened to me since Marion. I was 16.
16.
And having feelings, or at least something similar to that, created naturally without my even thinking about it
It's pretty damn rad.
And I guess it's true.
Just as much as the explanation that my disappointment emanates from an accumulation of failures and bad timing.
Combined, it offers a pretty damn good reason for me to feel a bit edgy.
Makes sense.
And you know what?
Just as much as the explanation that my disappointment emanates from an accumulation of failures and bad timing.
Combined, it offers a pretty damn good reason for me to feel a bit edgy.
Makes sense.
And you know what?
Fuck you.
I don't like that. The old me? Maybe. I am not him anymore.
I don't play to lose. I don't even play to find out in the end.
I play to win.
And I was not even given a single chance.
And god knows she was more that worth it.
And something was reborn, for an instant. The last piece of that new puzzle, the missing component. It was here, just in front of my eyes. But it was not mine. And I saw it get away.
No, I saw it stay away.
And something was reborn, for an instant. The last piece of that new puzzle, the missing component. It was here, just in front of my eyes. But it was not mine. And I saw it get away.
No, I saw it stay away.
Because you can be goddamn sure that if I had been given a shot, I'd have taken it
And I'd have made the most out of that.
But now we'll never find out, eh
So I am here with my cup of Jack on a school night, not giving the single fuck I usually give; without a solution. Time is going to take its due once again I guess. But this time I don't want it to.
I have changed.
I don't want time to take that away from me.
But now we'll never find out, eh
So I am here with my cup of Jack on a school night, not giving the single fuck I usually give; without a solution. Time is going to take its due once again I guess. But this time I don't want it to.
I have changed.
I don't want time to take that away from me.
I don't want to forget that moment.
I don't want life to remind me that I am making a gigantic deal out of nothing.
I don't want life to remind me that I am making a gigantic deal out of nothing.
She epitomized hope. She is the first girl whose existence was, if only for a moment, an evidence in my eyes.
Something was revived, and it was burning again, more than it used to. So much more. And nothing could ever extinguish that one. But time is just going to take it away slowly. Once my sworn enemy, it saved my life
To eventually turn against me again.
Maybe it is for my own good. And maybe it is a miracle that proved me that, yeah, I can have genuine feelings again.
Maybe it dispelled my delusion that I had to wait for 2 years and 7 months before possibly retrieving the missing part - or replacing it.
Maybe bullshit
I live in the moment, and in 6 months I might read that and say I was stupid, but you know what future me,
Something was revived, and it was burning again, more than it used to. So much more. And nothing could ever extinguish that one. But time is just going to take it away slowly. Once my sworn enemy, it saved my life
To eventually turn against me again.
Maybe it is for my own good. And maybe it is a miracle that proved me that, yeah, I can have genuine feelings again.
Maybe it dispelled my delusion that I had to wait for 2 years and 7 months before possibly retrieving the missing part - or replacing it.
Maybe bullshit
I live in the moment, and in 6 months I might read that and say I was stupid, but you know what future me,
Fuck you
She is something right now, and I cannot afford to lose that. For my own sake.
Because she proved that I was not a fraud, not just a facade hiding the real me, broken, deep inside, and just waiting to heal. She proved that I have become real. That I am who I am right now, not who I used to be.
It beats again for fuck's sake.
It frickin beats again.
And I do feel alive. I very much do. I am done with you Emma.
I have not reached the 6th degree of separation. I would not take you back without hesitation. I would not take you back period.
But I don't need the 6th degree.
I don't need it anymore.
I am done with you and you excruciating legacy.
She is something right now, and I cannot afford to lose that. For my own sake.
Because she proved that I was not a fraud, not just a facade hiding the real me, broken, deep inside, and just waiting to heal. She proved that I have become real. That I am who I am right now, not who I used to be.
It beats again for fuck's sake.
It frickin beats again.
And I do feel alive. I very much do. I am done with you Emma.
I have not reached the 6th degree of separation. I would not take you back without hesitation. I would not take you back period.
But I don't need the 6th degree.
I don't need it anymore.
I am done with you and you excruciating legacy.
I am here, on the 16th story, with the city lights and the CN tower illuminating my world.
I built this world with my people and my own hands, I built who I am from scratch; and at last, I can feel again.
And if getting tipsy on a school night is the price I impose myself to pay, if I am deprived from clear thoughts for a couple of days, if I have to cope with life never giving me a shot again after Emma; all of that in order to break out of that golden cell and cut ties with my previous self to feel alive, if only for a few more hours
If I have to hurt again to feel sorta in love again...
_________________________________________________________________________________
"I don't understand that. You have Marshawn Lynch, the best runner in the game, a tackle-breaking machine at 3rd down and one at the one yard line with under 30 seconds to go in the Superbowl, you have to give him a shot. And you know what? If it fails and I lose the Superbowl because of that, then..."
_________________________________________________________________________________
So be it.
https://www.youtube.com/watch?v=-NNinOL6Mnk
You're damn right there is
I needed fresh air. I needed to feel cold, I needed to be freezing, because at the moment I was convinced
I was there, and I was not feeling that much more alive. Just cold.
I did not understand why things had to start if they are doomed from the start. I felt ashamed, ashamed of feeling uncomfortable in a life that is almost perfect. I felt bad realizing that the very fact I was able to contemplate these thoughts meant that my life was so unrealistically good.
But I could not help it.
That it would be only thing that'd help me feel alive.
I went out in the cold, sleeveless, walking, thinking, wondering. I stepped outside pondering about life and death, the fact that the two are intertwined and natural.
I can't accept that.
I went out in the cold, sleeveless, walking, thinking, wondering. I stepped outside pondering about life and death, the fact that the two are intertwined and natural.
I can't accept that.
For either of them.
I was there, and I was not feeling that much more alive. Just cold.
I did not understand why things had to start if they are doomed from the start. I felt ashamed, ashamed of feeling uncomfortable in a life that is almost perfect. I felt bad realizing that the very fact I was able to contemplate these thoughts meant that my life was so unrealistically good.
But I could not help it.
I was feeling on the outside looking in this big bad world.
I fit, but way too much to drop out of it,
And not enough to be able to grasp what is missing.
WHAT is missing?
I don't know.
I have no fucking clue.
I was there, and I felt useless. Without an explanation for why I was here, for all of that. What is the purpose? There is none. Randomness, ludicrous odds that led to life, that led to me. And that are gonna lead me to nothingness.
I felt engulfed by the reality that I was not big enough to upset the laws of nature. I felt overwhelmed by the rules I have to abide by and that I will never be able to break.
I went back home, not feeling better. Just hoping for a better tomorrow.
I just wanted a better tomorrow.
I just wanted a sign that longing for the stars in that empty sky was not useless.
And the next day, when I woke up,
I was there, and I felt useless. Without an explanation for why I was here, for all of that. What is the purpose? There is none. Randomness, ludicrous odds that led to life, that led to me. And that are gonna lead me to nothingness.
I felt engulfed by the reality that I was not big enough to upset the laws of nature. I felt overwhelmed by the rules I have to abide by and that I will never be able to break.
I went back home, not feeling better. Just hoping for a better tomorrow.
I just wanted a better tomorrow.
I just wanted a sign that longing for the stars in that empty sky was not useless.
And the next day, when I woke up,
It was snowing.
Saturday, January 24, 2015
"Tu sais jamais si tu dois dire 'tu' ou 'vous' "
I don't like the fact that people go.
But above all, I don't like the fact that I am not here to support, to protect my people in these dire times.
I'm away, and it kind of feels like I am being a coward. But I just can't go back yet. Physically, I can't. I can just hope that things are gonna get better.
And I truly believe they are.
Maybe not today
Maybe not tomorrow
But one day, it is gonna get better
So hang in there dad, because sooner than later
I'm coming back home.
And I'll be strong for good
But above all, I don't like the fact that I am not here to support, to protect my people in these dire times.
I'm away, and it kind of feels like I am being a coward. But I just can't go back yet. Physically, I can't. I can just hope that things are gonna get better.
And I truly believe they are.
Maybe not today
Maybe not tomorrow
But one day, it is gonna get better
So hang in there dad, because sooner than later
I'm coming back home.
And I'll be strong for good
Monday, January 19, 2015
It's time I had my say
Parce que ça va faire deux ans, et je crois que finallement, j'ai besoin de dire tout ce que j'ai jamais eu l'occasion de dire. J'ai envie d'exercer mon droit de parole, ma liberté d'expression; et surtout, de récupérer, rétroactivement, les droits qui m'ont été déniés, même de façon implicite.
Alors ce soir là quand je t'ai appellé, et que tu m'as donné la vérité que j'avais peur d'entendre, je l'admets aujourd'hui: j'étais soulagé. Soulagé de ne plus avoir à m'enfoncer encore plus profondément dans une défaite que je savais très bien inévitable. On vivait sur quelque chose qui marchait plus, on a essayé; plusieurs fois. Par habitude et par espoir, surtout par peur. J'avais peur de te perdre, et ça a contribué à tétaniser toutes mes tentatives pour nous sauver. Je t'aimais, mais oui, ça m'a fait du bien que tu reconnaisses qu'il y avait un problème.
Je me souviens de ton auto-persuasion, de ton mensonge permanent; selon lequel on vivait dans un conte de fées. Je suis pas totalement stupide. Je sais très bien que tu savais. Mais on était un couple; et aussi désagréable, insupportable, invivable que j'étais; c'était ton devoir de me parler. Parce que c'est ce que les gens font, parler. J'avais toujours été honnête avec toi, même dans les pires situations.
Je demandais pas grand chose en retour. Alors même si j'ai conscience que j'étais devenu un fardeau à gérer, j'avais droit à la vérité.
Parlons-en de ça d'ailleurs, du fait que j'étais devenu un être totalement mal dans ma peau, dénué de tout égo, marqué d'un sentiment d'insécurité constant et grandissant de jour en jour. Parce que ça, c'est aussi ta création. Quand tu refuses que ton copain t'embrasse, t'approche pendant des semaines, pendant des mois; quand tu as ce regard repoussant en le regardant, tu penses que ça aide à guérir les blessures? Tu penses que ça m'a aidé à garder espoir? A essayer plus fort? Et au moment où tu m'as annoncé que tu n'étais, et ne serais, je cite, "plus jamais" heureuse avec moi; tu penses que tu as laissé les bases les plus simples en me poussant à te quitter? Tu crois que c'était juste de me demander à moi le droit de te laisser partir? De me demander de te pousser vers la sortie? De m'obliger à faire le sale boulot? Parce que tu n'as même pas eu le courage de me dire clairement les choses, même pas de dire "c'est fini".
Et même pas eu le courage de me dire les choses en face? Tu as été capable, quelques heures avant, de me regarder dans les yeux et de me dire que tout allait bien en sachant pertinemment que nous c'était juste devenu le cadavre de nos jours heureux? Et bien que je sois aujourd'hui capable de dire que j'ai la tête hors de l'eau; qu-est ce que tu penses de la dernière image que tu m'as laissée?
Parce que quand je suis parti prendre le bus, et que la dernière chose que tu m'as dite était "je t'aime" avec un grand sourire; tu pensais que ça allait s'effacer? C'est encore là, c'est là chaque fois que j'essaie de me replonger dans les bons souvenirs; c'est le cancer qui putrifie tout et masque ce qui est important. C'est un traumatisme que mon cerveau ne peut pas gérer. Qui peut gérer ça? Si je fais confiance à mes sens, tu es toujours là, t'es jamais partie, et j'attends juste que tu m'appelles pour me dire de venir te voir jouer le weekend prochain. Comment, dis-moi, suis-je supposé passer outre ça?
Et ça, c'est que l'avant. Appeler mes parents, contacter ma famille, vraiment? Tu peux pas avoir de juste milieu Emma, tu pouvais pas faire ça; si tu décides de partir - et c'est un droit que, malgré le niveau de haine auquel j'ai pu succomber, je ne t'ai jamais dénié - alors tu fermes ta gueule et tu assumes. Tu décides de partir? Laisse moi en dehors de ça.
Après tout ça faisait des mois que je ne faisais plus partie de ta vie; alors enfin que j'ai été poussé vers la sortie, tu veux me faire replonger?
Et les mensonges à retardement, je peux en parler de ça? Le fait que je découvre des choses des mois après, des choses contre lesquelles j'avais eu des promesses, promesses que j'ai été assez stupide pour croire; comment je suis sensé croire quelqu'un maintenant? J'arrive plus à accorder la moindre confiance à qui que ce soit de nouveau dans ma vie. Je peux pas m'ouvrir, parce que je suis devenu quelque peu paranoïaque à l'idée que quelqu'un arrive, je ne sais comment, à me faire mal comme tu m'as fait mal. Je ne pense pas que ce soit possible, mais une fois encore, avant de te connaître; je ne pensais pas que ce serait possible d'avoir mal comme ça.
Tous les obstacles que j'ai du affronter à causes des erreurs que tu as faîtes et qui m'ont frappées à la gueule des jours, des semaines, parfois des mois après; tu as conscience qu'inconsciemment tu as crée ça?
Tu as conscience que tu as tué qui j'étais?
Après, comment j'ai pu t'aimer tout ce temps, et, je ne vais pas me mentir; comment une partie de moi peut encore avoir des sentiments pour toi; c'est une question à laquelle je n'aurai jamais de réponse.
Mais t'étais pas différente des autres Emma. T'es surement pas différente des autres. T'as pas pu changer autant que moi, parce que moi je t'ai pas laissé autant de fantômes et de poison pour te détruire. Et bien que ce soit vrai qu'on partage la faute et que j'ai ma part non négligeable de responsabilité dans cet épilogue, et que j'ai aujourd'hui conscience que des deux, je suis celui qui n'est objectivement pas compatible avec une relation sentimentale; j'aimerais dire aujourd'hui qu'au moment où tu as raccroché; un monde s'est écroulé pour qui j'étais. Et j'y repensais pas trop, j'y prêtais pas trop d'attention, y accordais pas trop d'importance.
Mais aujourd'hui, je ne suis plus le petit garçon que tu as connu, et quand je rejoue la scène, je peux te dire qu'il n'y a qu'un seul mot qui me vient à l'esprit. Et ce mot ne porte aucun jugement sur les moments fantastiques qu'on as eu ensemble, sur la tristesse et le bonheur qu'on a partagés ou sur la misère que tu m'as infligée. Il reflète juste ce que je ressens aujourd'hui vis à vis de qui tu as été cette nuit là, ce moment isolé dans le temps, dans ma vie; juste après être soulagé d'un fardeau trop imposant pour mes épaules à cette époque et juste avant d'être frappé par les conséquences psychologiques de ta décision.
En fait, il traduit juste mon besoin de caraactériser mes idées par le langage.
Et le sentiment de gâchis qui me suit depuis deux ans.
Salope.
https://www.youtube.com/watch?v=uizQVriWp8M
Alors ce soir là quand je t'ai appellé, et que tu m'as donné la vérité que j'avais peur d'entendre, je l'admets aujourd'hui: j'étais soulagé. Soulagé de ne plus avoir à m'enfoncer encore plus profondément dans une défaite que je savais très bien inévitable. On vivait sur quelque chose qui marchait plus, on a essayé; plusieurs fois. Par habitude et par espoir, surtout par peur. J'avais peur de te perdre, et ça a contribué à tétaniser toutes mes tentatives pour nous sauver. Je t'aimais, mais oui, ça m'a fait du bien que tu reconnaisses qu'il y avait un problème.
Je me souviens de ton auto-persuasion, de ton mensonge permanent; selon lequel on vivait dans un conte de fées. Je suis pas totalement stupide. Je sais très bien que tu savais. Mais on était un couple; et aussi désagréable, insupportable, invivable que j'étais; c'était ton devoir de me parler. Parce que c'est ce que les gens font, parler. J'avais toujours été honnête avec toi, même dans les pires situations.
Je demandais pas grand chose en retour. Alors même si j'ai conscience que j'étais devenu un fardeau à gérer, j'avais droit à la vérité.
Parlons-en de ça d'ailleurs, du fait que j'étais devenu un être totalement mal dans ma peau, dénué de tout égo, marqué d'un sentiment d'insécurité constant et grandissant de jour en jour. Parce que ça, c'est aussi ta création. Quand tu refuses que ton copain t'embrasse, t'approche pendant des semaines, pendant des mois; quand tu as ce regard repoussant en le regardant, tu penses que ça aide à guérir les blessures? Tu penses que ça m'a aidé à garder espoir? A essayer plus fort? Et au moment où tu m'as annoncé que tu n'étais, et ne serais, je cite, "plus jamais" heureuse avec moi; tu penses que tu as laissé les bases les plus simples en me poussant à te quitter? Tu crois que c'était juste de me demander à moi le droit de te laisser partir? De me demander de te pousser vers la sortie? De m'obliger à faire le sale boulot? Parce que tu n'as même pas eu le courage de me dire clairement les choses, même pas de dire "c'est fini".
Et même pas eu le courage de me dire les choses en face? Tu as été capable, quelques heures avant, de me regarder dans les yeux et de me dire que tout allait bien en sachant pertinemment que nous c'était juste devenu le cadavre de nos jours heureux? Et bien que je sois aujourd'hui capable de dire que j'ai la tête hors de l'eau; qu-est ce que tu penses de la dernière image que tu m'as laissée?
Parce que quand je suis parti prendre le bus, et que la dernière chose que tu m'as dite était "je t'aime" avec un grand sourire; tu pensais que ça allait s'effacer? C'est encore là, c'est là chaque fois que j'essaie de me replonger dans les bons souvenirs; c'est le cancer qui putrifie tout et masque ce qui est important. C'est un traumatisme que mon cerveau ne peut pas gérer. Qui peut gérer ça? Si je fais confiance à mes sens, tu es toujours là, t'es jamais partie, et j'attends juste que tu m'appelles pour me dire de venir te voir jouer le weekend prochain. Comment, dis-moi, suis-je supposé passer outre ça?
Et ça, c'est que l'avant. Appeler mes parents, contacter ma famille, vraiment? Tu peux pas avoir de juste milieu Emma, tu pouvais pas faire ça; si tu décides de partir - et c'est un droit que, malgré le niveau de haine auquel j'ai pu succomber, je ne t'ai jamais dénié - alors tu fermes ta gueule et tu assumes. Tu décides de partir? Laisse moi en dehors de ça.
Après tout ça faisait des mois que je ne faisais plus partie de ta vie; alors enfin que j'ai été poussé vers la sortie, tu veux me faire replonger?
Et les mensonges à retardement, je peux en parler de ça? Le fait que je découvre des choses des mois après, des choses contre lesquelles j'avais eu des promesses, promesses que j'ai été assez stupide pour croire; comment je suis sensé croire quelqu'un maintenant? J'arrive plus à accorder la moindre confiance à qui que ce soit de nouveau dans ma vie. Je peux pas m'ouvrir, parce que je suis devenu quelque peu paranoïaque à l'idée que quelqu'un arrive, je ne sais comment, à me faire mal comme tu m'as fait mal. Je ne pense pas que ce soit possible, mais une fois encore, avant de te connaître; je ne pensais pas que ce serait possible d'avoir mal comme ça.
Tous les obstacles que j'ai du affronter à causes des erreurs que tu as faîtes et qui m'ont frappées à la gueule des jours, des semaines, parfois des mois après; tu as conscience qu'inconsciemment tu as crée ça?
Tu as conscience que tu as tué qui j'étais?
Après, comment j'ai pu t'aimer tout ce temps, et, je ne vais pas me mentir; comment une partie de moi peut encore avoir des sentiments pour toi; c'est une question à laquelle je n'aurai jamais de réponse.
Mais t'étais pas différente des autres Emma. T'es surement pas différente des autres. T'as pas pu changer autant que moi, parce que moi je t'ai pas laissé autant de fantômes et de poison pour te détruire. Et bien que ce soit vrai qu'on partage la faute et que j'ai ma part non négligeable de responsabilité dans cet épilogue, et que j'ai aujourd'hui conscience que des deux, je suis celui qui n'est objectivement pas compatible avec une relation sentimentale; j'aimerais dire aujourd'hui qu'au moment où tu as raccroché; un monde s'est écroulé pour qui j'étais. Et j'y repensais pas trop, j'y prêtais pas trop d'attention, y accordais pas trop d'importance.
Mais aujourd'hui, je ne suis plus le petit garçon que tu as connu, et quand je rejoue la scène, je peux te dire qu'il n'y a qu'un seul mot qui me vient à l'esprit. Et ce mot ne porte aucun jugement sur les moments fantastiques qu'on as eu ensemble, sur la tristesse et le bonheur qu'on a partagés ou sur la misère que tu m'as infligée. Il reflète juste ce que je ressens aujourd'hui vis à vis de qui tu as été cette nuit là, ce moment isolé dans le temps, dans ma vie; juste après être soulagé d'un fardeau trop imposant pour mes épaules à cette époque et juste avant d'être frappé par les conséquences psychologiques de ta décision.
En fait, il traduit juste mon besoin de caraactériser mes idées par le langage.
Et le sentiment de gâchis qui me suit depuis deux ans.
Salope.
https://www.youtube.com/watch?v=uizQVriWp8M
Friday, January 16, 2015
Pinkish sky
I have not had a great week.
And it is hard to explain why, it is difficult to pinpoint exactly what went wrong and when. I guess it is my brain's way of telling me I am currently at a crossroads.
I have had night terrors three days in a row.
And last night it was about you.
I was over you, I AM actually; or so I thought. What is wrong with me? Why can't I just turn the page. And why does it feel like status quo deep inside? I have changed, I know that; you are not here anymore and it is totally fine. So why was this dream so vivid?
Why did it feel so real?
Why did it feel so right?
Why did I feel so right?
Why did I want you back? WHY for fucks sake would a part of me still be smitten with the ghost of who you were?
That's necrophilia.
You were beautiful, you were basically everything you used to be. You were there. We were.
We.
And that's not something I thought I would feel again in my life. And I did not, it was just a dream.
Just a fucking dream.
And I failed to end it. As I failed to end it back then when things were going south. And as I failed every step of the way. You are the only thing holding me back, after almost 2 years.
2 years, it's a long time. And yet it still hurts. It doesn't hurt the same.
But it hurts. It does. I can't deny that.
And whatever I do, it will still hurt.
But I knew that, I agreed to those terms and I stick with it, here is not the problem.
I just thought that one day, a girl would show up and would be able to wipe out everything. That she would reset everything, that she would design a new landscape; that she would redefine love. I just thought that as long as I was struggling to keep my head above the water, someone would eventually arrive and rescue me. Call it foolish, call it hopeful; I just thought that one day, another girl would have the power and the strength to light fire inside of me once again, to pick up those pieces and magically build something new with it, with what's left.
I just thought that she would come save me.
But I think I am finally coming to grips with the reality that this girl
She might not exist.
https://www.youtube.com/watch?v=mwAUca79c4o
And it is hard to explain why, it is difficult to pinpoint exactly what went wrong and when. I guess it is my brain's way of telling me I am currently at a crossroads.
I have had night terrors three days in a row.
And last night it was about you.
I was over you, I AM actually; or so I thought. What is wrong with me? Why can't I just turn the page. And why does it feel like status quo deep inside? I have changed, I know that; you are not here anymore and it is totally fine. So why was this dream so vivid?
Why did it feel so real?
Why did it feel so right?
Why did I feel so right?
Why did I want you back? WHY for fucks sake would a part of me still be smitten with the ghost of who you were?
That's necrophilia.
You were beautiful, you were basically everything you used to be. You were there. We were.
We.
And that's not something I thought I would feel again in my life. And I did not, it was just a dream.
Just a fucking dream.
And I failed to end it. As I failed to end it back then when things were going south. And as I failed every step of the way. You are the only thing holding me back, after almost 2 years.
2 years, it's a long time. And yet it still hurts. It doesn't hurt the same.
But it hurts. It does. I can't deny that.
And whatever I do, it will still hurt.
But I knew that, I agreed to those terms and I stick with it, here is not the problem.
I just thought that one day, a girl would show up and would be able to wipe out everything. That she would reset everything, that she would design a new landscape; that she would redefine love. I just thought that as long as I was struggling to keep my head above the water, someone would eventually arrive and rescue me. Call it foolish, call it hopeful; I just thought that one day, another girl would have the power and the strength to light fire inside of me once again, to pick up those pieces and magically build something new with it, with what's left.
I just thought that she would come save me.
But I think I am finally coming to grips with the reality that this girl
She might not exist.
https://www.youtube.com/watch?v=mwAUca79c4o
Wednesday, January 7, 2015
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