Monday, January 6, 2014

Barfing

J'ai pas réussi mes partiels, j'ai pas bossé pour. J'ai essayé. Mais j'ai pas bossé. J'ai vu mes amis pour la dernière fois avant longtemps. J'ai plus de pc. J'ai plus rien à bouffer. J'ai trop à travailler.
Mais le plus dur c'est les relents. Les relents de peur, peur que j'ai eue quand il est tombé devant moi. Quelque chose a craqué, quelque chose s'est brisée. Ma ceinture de sécurité s'est détachée pour me souhaiter bienvenue dans la vraie vie. La réalité en face de moi me demande de faire des choix, plus difficiles aujourd'hui que jamais. Et objectivement, c'est difficile.

J'ai jamais été un bon grand frère, ni un bon fils, ni un bon petit-fils. Je suis pas un super ami, bien moins un bon copain. Objectivement, je suis pas grand chose.
Je m'en veux, tous les jours, pour les erreurs que j'ai faites ; auxquelles s'accumulent tous les jours de nouvelles. Et j'en ai assez de mentir.
Toi aussi je t'en veux.

Depuis le moment où tu es partie, j'ai essayé de créer une bulle, d'enfermer ce sentiment que je jugeais inapproprié, égoïste, méchant; un sentiment qui ne représentait pas qui j'étais. J'ai changé et cette bulle est la seule chose que j'aie, tant bien que mal essayée de garder intacte. Jveux plus.
 Bien sur que je t'en veux de m'avoir jeté comme si j'étais une merde. Tu pouvais partir sans me traumatiser à vie, t'avais d'autres façons de faire. T'aurais pu partir des mois avant quand tu avais pu, ou des heures avant quand j'étais là. Tu as voulu quoi? Me laisser une bonne image ? C'était lache, et tu savais à quel point je t'aimais, comment je t'aimais; tu en as rien eu à foutre. Oh tu as pleuré quelque jours, tu as passé quelques heures sans sourire, hein? Moi j'ai passé des mois sans rire, j'ai voulu crever; genre vraiment crever. T'as pris des nouvelles, jdis pas que t'en avais rien à foutre. Mais t'as fait de la merde à ce moment là et à mes yeux tu as gaché notre histoire; deux ans et 7 mois de ma vie. J'ai gaché la tienne aussi ; mais j'ai envie de dire nique, t'as un copain, t'es heureuse; les photos de moi sont surement au fond d'une décharge, ou au mieux d'un tiroir. Moi j'ai pas eu d'anniversaire, j'ai pas eu de Noël; je cherche encore qui je suis devenu et pourquoi, que faire avec ça. Bien sur qu'une partie de moi te déteste, parce que t'avais pas à me broyer comme ça. T'avais pas à partir en putain de voleuse, t'avais pas à charger tous ces petits mensonges à retardement. Oh ok j'étais un connard, et quelque part tu as eu ta vengeance ; joli coup. Mais j'ai même pas eu la main ensuite? Tout ce que je déteste dans qui j'étais; tu l'as été à ce moment, et c'est dégueulasse. Parce que dans le fond tu peux être heureuse tout ça tant que tu veux, ça me fera pas le devenir.
Mais tsais quoi, le truc qui fait vraiment qu'aujourd'hui j'ai la rage, et un peu contre toi
C'est que j'arrive pas à arreter de t'aimer.

Et ça c'est de ta putain de faute.

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